Le Prix Enclume vise à encourager et récompenser les étudiants et étudiantes s’étant penchés sur une problématique d’aménagement du territoire, en milieu régional comme urbain, et ayant fait des efforts significatifs visant à porter un regard et une analyse multidisciplinaire sur le territoire.

Québec, ville résiliente : du paradigme automobile à la mobilité collective

Dans un contexte de crise climatique, « Québec, ville résiliente » propose une réflexion d’ensemble sur la soutenabilité de la croissance urbaine à Québec. En révélant les potentiels de la capitale à recevoir près de 30 000 nouveaux citoyens au cœur de la ville, le projet démontre qu’il est possible, voire nécessaire, de créer des milieux de vie résilients qui permettent un changement de paradigme : de l’automobile à la mobilité collective, de la consommation à la collaboration, de l’isolement à l’espace démocratique.

Pour ce faire, nous devons, ensemble, repenser radicalement nos investissements communs et l’aménagement de notre territoire. Nous devons habiter près de nos concitoyen·ne·s, favoriser la diversité, partager nos savoir-faire, revoir nos méthodes de production, prioriser la mobilité durable, réduire massivement notre consommation, préparer le territoire à la montée des eaux, freiner l’étalement urbain, enrichir les écosystèmes et permettre la renaturalisation de certains milieux. Sans ces efforts communs, nous léguons aux suivant·e·s une condition humaine fragilisée résultant d’un écroulement de la vie sur Terre.

Par l’intermédiaire d’un projet de design urbain et d’une approche morphologique de la transformation des milieux bâtis, nous souhaitons alimenter une réflexion collective en présentant des hypothèses d’aménagements résilients. Nous invitons les politicien·ne·s, organismes, acteur·trice·s et citoyen·ne·s de la ville de Québec à participer à la discussion afin d’accomplir une transition écologique, économique et sociale qui s’inscrit, entre autres, dans les objectifs du rapport émis par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).

Depuis le début de la démarche, nous avons eu la chance de partager les réflexions avec un grand nombre de citoyens, d’acteurs, et de représentants politiques via la plateforme web « Québec, ville résiliente », une tournée de conseil de quartier, des sorties médiatiques et des rencontres planifiées. Investissons dès maintenant dans la construction d’un écosystème vivant et résilient qui nous permettra de faire face aux changements qui s’opèrent.

Le temps presse.

Planification métropolitaine

À l’échelle métropolitaine, « Québec, ville résiliente » propose la création d’un nouveau périmètre dédié à la mobilité urbaine pour la capitale. Ce secteur, délimité par les autoroutes Félix-Leclerc (40) au nord et Henri IV (73) à l’ouest, permet d’organiser la croissance urbaine de la ville pour les prochains siècles sur la base des transports collectifs et actifs.

À l’intérieur du périmètre, une densification des milieux urbanisés peut s’opérer grâce à l’implantation d’un réseau structurant intermodale à l’échelle urbaine tandis qu’en périphérie, des noyaux de consolidation peuvent être stratégiquement localisés près des gares ferroviaires.

Le nouveau périmètre permet également d’identifier des secteurs de transformations potentielles caractérisés par l’emprise conflictuelle des autoroutes en milieu urbain. La présence de ces infrastructures autoroutières inscrites dans une logique de transport régional présente de très grands potentiels pour l’aménagement urbain.

En priorisant la transformation de ces secteurs, il devient possible d’absorber une future croissance démographique, de faire la ville sur la ville, de freiner l’étalement urbain, d’optimiser les investissements collectifs et de préserver les terres fertiles comme celle des Soeurs de la Charité dans Beauport.

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État actuel

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Aménagement proposé

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Barrières urbaines existantes

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Remplacements et restructurations

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Tissu urbain proposé

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Espace public collectif

Les églises catholiques romaines sont sans contredit des éléments emblématiques du patrimoine bâti québécois. Leur contribution historique à l’organisation spatiale ainsi que le rôle central qu’elles ont joué dans l’édification de notre société sont indéniables. Au-delà de leur vocation religieuse et de leur valeur patrimoniale, les églises ont aussi une valeur communautaire unique et inégalée. Sans ressources humaines et financières suffisantes pour les entretenir, les responsables doivent se résigner à ce qu’elles soient dénaturées par des projets de conversions incompatibles ou simplement fermées, condamnées à une lente détérioration entraînant ultimement leur démolition. Pour aborder la problématique, l’étude visait à répondre à deux questions. 1_Comment assurer la conservation du patrimoine religieux dans le contexte de financement et d’encadrement actuel? 2_Comment favoriser la transmission des églises à travers des projets de conversion communautaires adaptés aux besoins des collectivités? En plus d’un bilan sur la situation du patrimoine religieux au Québec et de l’étude de nombreux cas de conversion, la recherche aura permis d’explorer le potentiel d’intégration du financement participatif dans les initiatives de conversion communautaire.

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Église du Très-Saint-Nom-de-Jésus, Montréal​, Jacques Nadeau - Le Devoir​

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L’Espace parvis créé par Espace d'Initiatives, Québec, Monlimoilou

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Église Saint-Édouard, Montréal​, Jacques Nadeau - Le Devoir

Le territoire à l’épreuve du paysage 

Principales limites de l’intégration du paysage au sein des outils de développement territorial 

Les paysages qui nous entourent se situent à l’interface des pratiques du territoire et de l’espace géographique. D’abord évoqués sous formes artistiques, ceux-ci deviennent peu à peu, du moins pour ceux qui y sont sensibles, des ancrages de l’identité d’un lieu.

La transformation en tout ou en partie des territoires auxquels sont conférés des attributs paysagers peut alors être perçue comme une menace en ce qui concerne l’intégrité de ces paysages.

Dans un contexte où certains paysages sont dorénavant investis de valeurs identitaires et où leur transformation se profile à l’horizon, plusieurs questions se posent; quelles seront les manières d’assurer leur maintien dans le temps ? Comment les mettre en valeur ? 

Les outils de planification qui permettent la prise en charge de cette problématique doivent donc se situer à la confluence des sensibilités paysagères et des pratiques aménagistes. L’étude comparative de deux outils soit le SAD de 1986 de la MRC de Memphrémagog et le récent projet de charte des paysages de la Ville de Gaspé offre aujourd’hui l’opportunité de comprendre quelles sont les principales limites de l’intégration du paysage au sein des outils de planification territoriale.

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Un parcours patrimonial à Shefford

Élaboration d’un parcours évolutif dans le cadre d’une réponse aux enjeux du milieu rural

La municipalité du canton de Shefford (MRC Haute-Yamaska), en collaboration avec l’organisme à but non lucratif Savoir Explorer, a travaillé à l’élaboration d’un parcours patrimonial sur l’histoire et les paysages de Shefford. 

Le projet de travail dirigé s’est inscrit dans cette démarche en offrant un volet de recherche sur le paysage de Shefford, articulé autour de trois grands axes :

  • L’élaboration d’un diagnostic paysager visant la création de connaissances sur le paysage de Shefford, la mise en avant de ses forces et des tendances qui le menacent.

     

  • L’organisation d’une consultation citoyenne afin de compiler le savoir citoyen sur l’histoire et le paysage de Shefford, ainsi que déceler les aspirations locales pour l’évolution du canton.

  • L'élaboration d'un réel projet de paysage autour de l’idée de parcours patrimonial, afin de soulever les enjeux paysagers du milieu rural, d’y situer le cas spécifique de Shefford, puis d’y apporter une réponse ciblée qui offre un scénario d’évolution et d’adaptation aux changements.

Le défi était de servir le projet réel de la ville à travers l’élaboration du travail dirigé, tout en s’appuyant sur des recherches assez poussées pour avoir une portée académique.

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Carte thématique des points d'intérêts

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Installation de nouvelles pratiques agricoles

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Restauration et réflexion des usages des bâtiments agricoles traditionnels

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Restoration des friches

Vitrine

Vitrine est une exploration de la route touristique comme outil structurant des paysages et du territoire, au-delà de la simple mise en réseau d’attractions touristiques et commerciales. 

La conception traditionnelle et fonctionnelle de la route est délaissée afin d’en redécouvrir le potentiel selon les principes de l’écologie du mouvement, où la mobilité devient un temps vécu plutôt que perdu et la route une vitrine paysagère et identitaire intrigante et invitante. Cette approche fut appliquée à la route 327 entre Arundel et Mont-Tremblant, un tronçon de la Route des Belles Histoires des pays d’en haut afin de valoriser la richesse paysagère et culturelle de son patrimoine agricole. La stratégie d’intervention proposée s’articule autour de trois principes:

  1. Révéler les paysages en intervenant sur l’ouverture et la fermeture du champ visuel, créant un jeu de séduction entre les paysages et l’usager.

  2. Animer le patrimoine par sa mise en art pour assurer sa pérennité.

  3. Aménager les points d’arrêts et de découvertes. La route touristique devient alors vitrine, en offrant une expérience paysagère significative en continu.

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Aménagement des sites d’intérêts et d’arrêt

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Caractérisation du récit paysager et identification des points d’intérêts (perpendicularités)

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Mise en scène des ouvertures du champ visuel

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Mise en art du patrimoine agricole

La dimension touristique de l’espace urbain en région. De bastion industriel à ressource touristique : les cas de Sherbrooke et de Magog

Le tourisme est une activité qui génère de nombreux impacts sur le territoire. Lorsqu’on pense tourisme au Québec, on songe immédiatement à Montréal et à Québec. On pense également aux espaces sauvages et ruraux. Mais quand est-il des villes de tailles moyennes en région ?

Quelle forme prend le tourisme dans ces villes ? Depuis plusieurs années, on assiste à l’émergence d’un tourisme urbain dans plusieurs villes du Québec. Le nouveau rôle des villes dans l’espace touristique régional n’est pas étranger à un souci de revitaliser les centres urbains affectés par l’étalement urbain. Toutefois ce nouveau rôle de l’espace urbain en tant que ressource touristique n’est pas encore pleinement assumé. L’étude porte sur les villes de Sherbrooke et Magog. Deux villes durement touchées par la désindustrialisation et chez lesquelles le tourisme a suscité un intérêt marqué en regard du processus de revitalisation.

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Ce prix est ouvert aux individus comme aux équipes s’étant penchés sur une problématique d’aménagement du territoire, en milieu régional comme urbain, et ayant fait des efforts significatifs visant à porter un regard et une analyse multidisciplinaire sur le territoire. Différents thèmes peuvent être traités : récréotourisme, paysage, design urbain, patrimoine, transport, etc. Ce prix souligne également la qualité et l’originalité de la réflexion et du travail accompli.

Pour participer :

  • Le projet doit être réalisé dans le cadre d’une activité de fin d’études (mémoire, TD, atelier, projet terminal, etc.) ;

  • Le projet doit avoir été produit en tout ou en partie au cours de l’année scolaire 2018-2019 ;

  • Vous devez être étudiant inscrit à un programme universitaire dans un domaine traitant

    d’enjeux d’aménagement (urbanisme, développement régional, architecture, foresterie, etc).

Pour déposer votre candidature, vous devez nous faire parvenir :

  • Un résumé du projet (250 - 500 mots) ;

  • Une description du projet sous forme de planche, de synthèse (2-4 pages) ou sous toutes autres formes pertinentes ;

  • Une image représentative du projet (photo, plan, schéma, etc.) ;

  • Une lettre de recommandation et de support au projet provenant d’un professeur, d’un professionnel de l’aménagement ou de toutes autres personnes pertinentes au projet ;

  • Votre relevé de notes ;

  • Tout autre document vous apparaissant pertinent (ex.: votre travail complet).

Pour nous transmettre votre candidature à l’adresse courriel p.lemire.gaumont@enclume.ca.

La ou les personnes gagnantes recevront une bourse d’un montant de 750$ et seront invitées au bureau de l’Enclume pour y présenter leur projet. Nous avons hâte de vous rencontrer !