Le prix Enclume vise à encourager et à récompenser les étudiant.e.s s’étant penché.e.s sur une problématique d’aménagement du territoire, en milieu régional comme urbain, et ayant fait des efforts significatifs visant à porter un regard et une analyse interdisciplinaire sur le territoire.

Prends ma main sorcière

Imaginer les soins de santé reproductive autrement

Cet essai-projet propose un regard critique sur l’histoire du personnage de la sorcière afin d’en faire émerger une exploration architecturale sur les espaces de soins de santé reproductive. L’analyse des différentes sorcières dans l’essai, entre ses origines et ses multiples redéfinitions a permis d’élaborer un portrait relatif du rapport social à la (non)reproduction à travers l’histoire, permettant d’imaginer une alternative actualisée pour les espaces dédiés à la santé reproductive qui puisse apprendre du passé et y répondre de manière réfléchie et informée.

À l’époque des chasses aux sorcières, si ce que l’on reproche publiquement aux accusées est d’être complices du démon, ce qui constitue réellement une soi-disant menace dans leur comportement est avant tout le contrôle que ces femmes possèdent sur leur fertilité, la force du nombre lorsqu’elles se réunissent et le pouvoir social que leur confèrent leurs connaissances sur les mécanismes reproducteurs. Ces trois aspects sont réappropriés dans le projet et détournés pour devenir les trois échelles de développement de la proposition afin de soutenir un empouvoirement personnel et collectif plaçant les désirs et les besoins des femmes et des familles concernées au cœur des événements, imaginant des espaces où peut prendre racine une solidarité communautaire et revitalisant des connaissances essentielles au profit de toustes.

Le projet s’inscrit au cœur du quartier Saint-Sauveur de Québec, comme un service de proximité essentiel, marquant la volonté d’inscrire l’ensemble du spectre de la santé reproductive comme un enjeu de santé publique majeur. Il devient également un pivot communautaire du quartier, tissant des liens entre différentes situations et participant à la démocratisation et la diffusion des savoirs gynéco-obstétriques. La balance entre la présence publique affirmée du projet dans son milieu et le caractère privé des activités s’y déroulant ouvre la réflexion sur la place que peut prendre la santé reproductive dans nos espaces urbains.

Utiliser la sorcière comme protagoniste du projet, c’est se saisir de son pouvoir et de son savoir ; c’est récupérer l’histoire, l’augmenter, la réécrire et la rêver si nécessaire, pour mieux se situer, se construire, lutter et imaginer.

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Extrait de la planche de présentation

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Plan d'implantation du projet au sein du quartier Saint-Sauveur, Québec

Post-cancel : au royaume des nuances

Architecture comme dispositif d'émancipation favorisant la justice transformatrice

Cet essai (projet) s’intéresse à l’incarnation du politique par l’architecture, et à la spéculation de ce que à quoi pourraient ressembler les espaces architecturaux si des idéaux autres que ceux dominants étaient valorisés. Le projet est abordé comme un outil permetant de manifester une actualité politique et médiatique, et comme une prise de position sociale qui se matérialise. Plus précisément, ce projet d’architecture aborde la cancel culture, et ce que l’on peut imaginer pour la suite : l’après cancel culture. L’après cancel culture, c’est une justice qui réhabilite, c’est une justice transformatrice, nuancée, réparatrice, réconciliatrice. Le projet est imaginé comme un système médiateur, à travers lequel les participant·e·s sont invité·e·s à expérimenter la spatialisation de moments significatifs d’un processus de justice transformatrice.

Les réflexions sur une justice de l’après cancel culture s’écrivent sous nos yeux. Je me positionne comme une architecte-interface et je m’intéresse à des éléments de communication non-académique, tels que : des articles de diplômées et doctorantes féministes, des éléments de la culture pop produits par des militantes, des éléments d’actualité de journalistes engagées et des témoignages de survivantes. Mon rôle d’interface consiste à faire le pont entre un phénomène d’actualité en développement et une spatialisation des informations en programme et espaces, puis en architecture. L’accumulation de ces éléments de communication non-académique permet de décentrer le regard et de passer d’une vision universelle et universalisante à une série de regards situés, afin de dresser un portrait plus nuancé et représentatif de ce que pourrait être une architecture de l’après cancel culture.

Un système de justice punitif est mis de l’avant dans les institutions de Tiohtià:ke / Montréal, territoire non-cédé. La lignée coloniale et patriarcale de l’architecture se matérialise dans les institutions et les monuments. Il est nécessaire de repenser les symboles historiques dans l’espace public : le projet propose une mise à jour. Post-cancel prend place dans le secteur symbolique de la place Jacques Cartier où se trouvent entre autres le Palais de justice, l’édifice Lucien Saulnier, le monument Vauquelin et la colonne Nelson. En extrapolant la logique de l’anti-monument, l’implantation du projet s’affiche comme une mise en parallèle avec les strates historiques du passé. Il ne s’agit pas d’éliminer, mais de répondre aux éléments du site, en proposant des interventions qui metent de l’avant des idées de liberté, de justice et de sécurité.

À l’image de la fluidité des rôles permettant aux personnes marginalisées d’adresser la violence, les différents systèmes de circulation invitent à la fois les acteur·ice·s et les spectateur·ice·s dans le projet. Il est possible de jouer un rôle actif ou un rôle observateur, et de changer de rôle à tout moment. Choisissez le premier rôle, et soyez accompagné·e·s dans des pratiques de justice dé-normalisantes, donnez la parole à des voix autres que celles dominantes, contribuez à l’écriture de l’histoire du post-cancel, ou produisez des images qui défient les relations sociales de pouvoir. Choisissez le second rôle, et gravissez la rampe vers les rassemblements éducatifs, perchez-vous au-dessus de l’assemblée et tendez l’oreille aux discussions, laissez-vous guider à travers des paysages d’archivage, ou posez-vous devant des images révolutionnaires.

Ici, l’architecture est un moyen de revendication. Par les méthodes et les affects transmis, l’expérience architecturale est émancipatrice. En accueillant et valorisant les histoires propres à chacun·e, le projet s’affiche comme un univers d’imputabilité.

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Exploration des paysages du quotidien : Projeter la biorégion de Charlevoix pour un retour au territoire

Ce projet de design urbain propose une vision biorégionale pour Charlevoix. Sa mission est de reconnecter la population locale de Baie-Saint-Paul à son réseau hydrographique en revalorisant la rivière du Gouffre comme nouveau système structurant de déplacement actif et récréatif, de découverte du paysage et d’échange de produits locaux.

Il aborde comme enjeu principal le phénomène de déterritorialisation croissante lié à la globalisation et à l’économie post-industrielle, qui entraine de profondes mutations dans le cadre bâti et naturel des milieux ruraux au Québec. Notamment, le déploiement à grande échelle des industries agroforestières et touristiques dans les campagnes contribue souvent à leur dégradation paysagère et environnementale.

En somme, le projet peut se diviser en trois grandes étapes : l'analyse, les stratégies à l'échelle régionale et le projet local. L'étape de l'analyse a pu faire ressortir certains constats qui nous ont été utiles dans la poursuite du projet, comme la problématique de déprise agricole ou d'intensification touristique présente dans Charlevoix. Ensuite, une compréhension plus fine des composantes géomorphologiques, naturelles et anthropiques de la région a permis mieux cerner le terrain et de réfléchir à un projet qui s'intègrerait harmonieusement aux structures en place.

Au niveau du projet à l'échelle régionale, trois stratégies ont été réfléchies. En premier lieu, le parc fluvial vise à créer un parcours de mobilité douce le long du fleuve Saint- Laurent et des rivières du Gouffre et Malbaie. Ensuite, le réseau agraire permet de relier différentes exploitations agricoles par des sentiers de découverte du paysage du quotidien, de places de marché et de kiosques à même les fermes. Finalement, la forêt habitée vise à relier les grandes infrastructures naturelles de la région et à mettre en valeur ses ressources non ligneuses. À l'échelle locale, nous avons choisi de nous pencher plus précisément sur le cas de figure de Baie-Saint-Paul afin de tester les stratégies régionales dans un contexte plus rapproché. C'est ainsi qu'a émergé la conception plus aboutie de certaines composantes du projet. Pensons aux sentiers polyvalents et aux passerelles le long des berges de la rivière du Gouffre; aux kiosques maraichers; aux hameaux agricoles et infrastructures pour une agriculture communautaire en secteur rural; et finalement aux résidences d'artistes et locatives en secteur forestier.

Pour consulter le rapport final complet du projet, cliquez ici.

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Schéma conceptualisant la déterriorialisation

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Paysages lacustres : une richesse collective à révéler

Depuis toujours, les lacs, les rivières et les ruisseaux ont su façonner l’évolution des comportements et la qualité de vie des êtres humains. Ces réseaux hydriques sillonnent notre territoire, et façonnent nos paysages. Au fil des ans, des rives ont été déboisées, remblayées, engazonnées ou même enrochées ou bétonnées, des plages artificielles ont vu le jour et des eaux usées ont été rejetées dans ces plans d’eau.

Bien que la protection des lacs et des cours d’eau visant la préservation et le maintien de leur état de santé est un enjeu qui prend de l’ampleur au Québec, encore très peu de gens en sont réellement sensibilisés. Comment protéger et valoriser ces paysages ? Quand est-il de la valeur et de la qualité paysagère de ses paysages lacustres ? Le réseau hydrique québécois est-il menacé, diversifié, protégé ?

La qualité des paysages préoccupe de plus en plus de citoyens, divers corps de métiers professionnels, intervenants régionaux et élus municipaux qui sont souvent interpellés afin d’intervenir et d’encadrer certaines interventions qui ont, ou auront, une influence significative sur la qualité de leurs paysages. Or, ces gens, bien que très attentionnés, s’avèrent souvent peu outillés face à l’analyse et à la compréhension des qualités paysagères qui les entourent.

En collaboration avec la municipalité d’Austin, dans la MRC de Memphrémagog en Estrie, nous avons été appelées à produire une évaluation et une caractérisation des divers types de composantes hydriques à l’échelle régionale. Les fleuves, les rivières, les lacs, les étangs, les marais et marécages ainsi que les tourbières sont de précieuses ressources pour l’environnement, tout comme pour notre qualité de vie. Ces milieux constituent une richesse collective souvent insoupçonnée indispensable tant à la préservation de l’équilibre naturel qu’au bien-être des collectivités qui y vivent à proximité, puisqu’ils abritent une multitude d’êtres vivants qui contribuent à l’enrichissement de la biodiversité.

La portée de notre intervention dans la petite municipalité d’Austin mise sur :

  • L’élaboration d’un diagnostic paysager visant la mise en valeur de la richesse hydrique de la région en redonnant à la ville et à ses citoyens l’utilisation et l’appréciation de l’un de ses atouts naturels les plus précieux : l’eau.

  • L’immersion ; un concept aux sens multiples par lequel nous souhaitons faire plonger les austinois dans les paysages et les diverses ambiances paysagères, afin de leur révéler toute la richesse de leur réseau hydrique.

Nous proposons donc de mettre en valeur l’eau comme force naturelle du territoire, afin de concilier accessibilité et qualité de vie, grâce à la création de quatre circuits hydriques couvrant l’ensemble du territoire et ses différents types de milieux. Les austinois et austinoises pourront s’immerger tout en douceur et dans le respect de l’environnement, afin de protéger, de préserver et de révéler le réseau hydrique et ses milieux attractifs.

Accès au micro-site du projet ici.

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Un canevas aux couleurs du terroir

Un canevas aux couleurs du terroir s’inspire du territoire d’Austin et de ses diverses composantes comme point d’ancrage pour la création d’une identité unique et intégrée dans son contexte.

Austin est aujourd'hui aux prises avec une identité plurielle, où l’arrivée d’une population de villégiateurs et de néoruraux vient transformer les dynamiques existantes, tant sur le plan territorial que sur le plan sociétal.

En s’inspirant des paysages estriens caractéristiques et des différentes couleurs qu’ils présentent à travers les saisons, le projet utilise ce vecteur de ralliement, pour unir les différents acteurs du territoire, en mettant en valeur les éléments paysagers d’intérêts. Ces derniers seront ainsi malléables, au même titre que l’identité, et évolueront au rythme des habitants qui les composent, tout en ayant un respect pour ce qui a été légué.

À travers une coopérative, les Austinois pourront repeindre leur identité selon les couleurs de chacun, et unifier le paysage, afin d’habiter un territoire harmonieux et inclusif. Une stratégie végétale adaptée aux conditions diverses de la municipalité a donc été mise en place comme outil de revitalisation et de gestion du territoire.

Un canevas aux couleurs du terroir se présente donc comme une solution façonnée à l’image de la municipalité d’Austin et des divers enjeux actuels. 

Accès au micro-site du projet ici.

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Québec, ville résiliente : du paradigme automobile à la mobilité collective

Dans un contexte de crise climatique, « Québec, ville résiliente » propose une réflexion d’ensemble sur la soutenabilité de la croissance urbaine à Québec. En révélant les potentiels de la capitale à recevoir près de 30 000 nouveaux citoyens au cœur de la ville, le projet démontre qu’il est possible, voire nécessaire, de créer des milieux de vie résilients qui permettent un changement de paradigme : de l’automobile à la mobilité collective, de la consommation à la collaboration, de l’isolement à l’espace démocratique.

Pour ce faire, nous devons, ensemble, repenser radicalement nos investissements communs et l’aménagement de notre territoire. Nous devons habiter près de nos concitoyen·ne·s, favoriser la diversité, partager nos savoir-faire, revoir nos méthodes de production, prioriser la mobilité durable, réduire massivement notre consommation, préparer le territoire à la montée des eaux, freiner l’étalement urbain, enrichir les écosystèmes et permettre la renaturalisation de certains milieux. Sans ces efforts communs, nous léguons aux suivant·e·s une condition humaine fragilisée résultant d’un écroulement de la vie sur Terre.

Par l’intermédiaire d’un projet de design urbain et d’une approche morphologique de la transformation des milieux bâtis, nous souhaitons alimenter une réflexion collective en présentant des hypothèses d’aménagements résilients. Nous invitons les politicien·ne·s, organismes, acteur·trice·s et citoyen·ne·s de la ville de Québec à participer à la discussion afin d’accomplir une transition écologique, économique et sociale qui s’inscrit, entre autres, dans les objectifs du rapport émis par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).

Depuis le début de la démarche, nous avons eu la chance de partager nos réflexions avec un grand nombre de citoyens, d’acteurs, et de représentants politiques via la plateforme web « Québec, ville résiliente », une tournée de conseil de quartier, des sorties médiatiques et des rencontres planifiées. Investissons dès maintenant dans la construction d’un écosystème vivant et résilient qui nous permettra de faire face aux changements qui s’opèrent.

Le temps presse.

Planification métropolitaine

À l’échelle métropolitaine, « Québec, ville résiliente » propose la création d’un nouveau périmètre dédié à la mobilité urbaine pour la capitale. Ce secteur, délimité par les autoroutes Félix-Leclerc (40) au nord et Henri-IV (73) à l’ouest, permet d’organiser la croissance urbaine de la ville pour les prochains siècles sur la base des transports collectifs et actifs.

À l’intérieur du périmètre, une densification des milieux urbanisés peut s’opérer grâce à l’implantation d’un réseau structurant intermodal à l’échelle urbaine, tandis qu’en périphérie, des noyaux de consolidation peuvent être stratégiquement localisés près des gares ferroviaires.

Le nouveau périmètre permet également d’identifier des secteurs de transformations potentielles caractérisés par l’emprise conflictuelle des autoroutes en milieu urbain. La présence de ces infrastructures autoroutières inscrites dans une logique de transport régional présente de très grands potentiels pour l’aménagement urbain.

En priorisant la transformation de ces secteurs, il devient possible d’absorber une future croissance démographique, de faire la ville sur la ville, de freiner l’étalement urbain, d’optimiser les investissements collectifs et de préserver les terres fertiles comme celle des Sœurs de la charité dans Beauport.

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État actuel

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Aménagement proposé

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Barrières urbaines existantes

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Remplacements et restructurations

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Tissu urbain proposé

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Espace public collectif

Les églises catholiques romaines sont sans contredit des éléments emblématiques du patrimoine bâti québécois. Leur contribution historique à l’organisation spatiale ainsi que le rôle central qu’elles ont joué dans l’édification de notre société sont indéniables. Au-delà de leur vocation religieuse et de leur valeur patrimoniale, les églises ont aussi une valeur communautaire unique et inégalée. Sans ressources humaines et financières suffisantes pour les entretenir, les responsables doivent se résigner à ce qu’elles soient dénaturées par des projets de conversions incompatibles ou simplement fermées, condamnées à une lente détérioration entraînant ultimement leur démolition. Pour aborder la problématique, l’étude visait à répondre à deux questions. 1_Comment assurer la conservation du patrimoine religieux dans le contexte de financement et d’encadrement actuel? 2_Comment favoriser la transmission des églises à travers des projets de conversion communautaires adaptés aux besoins des collectivités? En plus d’un bilan sur la situation du patrimoine religieux au Québec et de l’étude de nombreux cas de conversion, la recherche aura permis d’explorer le potentiel d’intégration du financement participatif dans les initiatives de conversion communautaire.

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Église du Très-Saint-Nom-de-Jésus, Montréal​, Jacques Nadeau - Le Devoir​

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L’Espace parvis créé par Espace d'Initiatives, Québec, Monlimoilou

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Église Saint-Édouard, Montréal​, Jacques Nadeau - Le Devoir

Un parcours patrimonial à Shefford

Élaboration d’un parcours évolutif dans le cadre d’une réponse aux enjeux du milieu rural

La municipalité du canton de Shefford (MRC Haute-Yamaska), en collaboration avec l’organisme à but non lucratif Savoir Explorer, a travaillé à l’élaboration d’un parcours patrimonial sur l’histoire et les paysages de Shefford. 

Le projet de travail dirigé s’est inscrit dans cette démarche en offrant un volet de recherche sur le paysage de Shefford, articulé autour de trois grands axes :

  • L’élaboration d’un diagnostic paysager visant la création de connaissances sur le paysage de Shefford, la mise en avant de ses forces et des tendances qui le menacent.

  • L’organisation d’une consultation citoyenne afin de compiler le savoir citoyen sur l’histoire et le paysage de Shefford, ainsi que l’identification des aspirations locales pour l’évolution du canton.

  • L’élaboration d’un réel projet de paysage autour de l’idée de parcours patrimonial, afin de soulever les enjeux paysagers du milieu rural, d’y situer le cas spécifique de Shefford, puis d’y apporter une réponse ciblée qui offre un scénario d’évolution et d’adaptation aux changements.

Le défi était de servir le projet réel de la ville à travers l’élaboration du travail dirigé, tout en s’appuyant sur des recherches assez poussées pour avoir une portée académique.

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Carte thématique des points d'intérêts

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Installation de nouvelles pratiques agricoles

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Restauration et réflexion des usages des bâtiments agricoles traditionnels

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Restoration des friches

Le territoire à l’épreuve du paysage 

Principales limites de l’intégration du paysage au sein des outils de développement territorial 

Les paysages qui nous entourent se situent à l’interface des pratiques du territoire et de l’espace géographique. D’abord évoqués sous formes artistiques, ceux-ci deviennent peu à peu, du moins pour ceux qui y sont sensibles, des ancrages de l’identité d’un lieu.

La transformation en tout ou en partie des territoires auxquels sont conférés des attributs paysagers peut alors être perçue comme une menace en ce qui concerne l’intégrité de ces paysages.

Dans un contexte où certains paysages sont dorénavant investis de valeurs identitaires et où leur transformation se profile à l’horizon, plusieurs questions se posent; quelles seront les manières d’assurer leur maintien dans le temps ? Comment les mettre en valeur ? 

Les outils de planification qui permettent la prise en charge de cette problématique doivent donc se situer à la confluence des sensibilités paysagères et des pratiques aménagistes. L’étude comparative de deux outils soit le SAD de 1986 de la MRC de Memphrémagog et le récent projet de charte des paysages de la Ville de Gaspé offre aujourd’hui l’opportunité de comprendre quelles sont les principales limites de l’intégration du paysage au sein des outils de planification territoriale.

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Vitrine

Vitrine est une exploration de la route touristique comme outil structurant des paysages et du territoire, au-delà de la simple mise en réseau d’attractions touristiques et commerciales. 

La conception traditionnelle et fonctionnelle de la route est délaissée afin d’en redécouvrir le potentiel selon les principes de l’écologie du mouvement, où la mobilité devient un temps vécu plutôt que perdu et la route une vitrine paysagère et identitaire intrigante et invitante. Cette approche fut appliquée à la route 327 entre Arundel et Mont-Tremblant, un tronçon de la Route des Belles-Histoires afin de valoriser la richesse paysagère et culturelle de son patrimoine agricole. La stratégie d’intervention proposée s’articule autour de trois principes:

  1. Révéler les paysages en intervenant sur l’ouverture et la fermeture du champ visuel, créant un jeu de séduction entre les paysages et l’usager.

  2. Animer le patrimoine par sa mise en art pour assurer sa pérennité.

  3. Aménager les points d’arrêts et de découvertes. La route touristique devient alors vitrine, en offrant une expérience paysagère significative en continu.

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Aménagement des sites d’intérêts et d’arrêt

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Caractérisation du récit paysager et identification des points d’intérêts (perpendicularités)

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Mise en scène des ouvertures du champ visuel

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Mise en art du patrimoine agricole

La dimension touristique de l’espace urbain en région. De bastion industriel à ressource touristique : les cas de Sherbrooke et de Magog

Le tourisme est une activité qui génère de nombreux impacts sur le territoire. Lorsqu’on pense tourisme au Québec, on songe immédiatement à Montréal et à Québec. On pense également aux espaces sauvages et ruraux. Mais quand est-il des villes de tailles moyennes en région ?

Quelle forme prend le tourisme dans ces villes ? Depuis plusieurs années, on assiste à l’émergence d’un tourisme urbain dans plusieurs villes du Québec. Le nouveau rôle des villes dans l’espace touristique régional n’est pas étranger à un souci de revitaliser les centres urbains affectés par l’étalement urbain. Toutefois ce nouveau rôle de l’espace urbain en tant que ressource touristique n’est pas encore pleinement assumé. L’étude porte sur les villes de Sherbrooke et de Magog, deux villes durement touchées par la désindustrialisation et chez lesquelles le tourisme a suscité un intérêt marqué en regard du processus de revitalisation.

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Ce prix est ouvert aux individus comme aux équipes s’étant penchés sur une problématique d’aménagement du territoire, en milieu régional ou urbain, et ayant fait des efforts significatifs visant à porter un regard et une analyse interdisciplinaire sur le territoire. Les projets élaborés dans un domaine connexe à l’aménagement du territoire sont les bienvenus. À titre d’exemple, différents thèmes peuvent être traités : récréotourisme, paysage, design urbain, patrimoine, pratique culturelle, agriculture, foresterie, habitation, etc. Ce prix souligne également la qualité et l’originalité de la réflexion et du travail accompli.

Pour participer :

  • Le projet doit être réalisé dans le cadre d’une activité de fin d’études (mémoire, TD, atelier, projet terminal, essai-laboratoire, essai-projet, etc.) ;

  • Le projet doit avoir été produit en tout ou en partie au cours de l’année académique 2023-2024 ;

Pour déposer votre candidature, vous devez nous faire parvenir :

  • Un résumé du projet (250 - 500 mots) ;   

  • Une description du projet sous forme de planche, de synthèse  (2-4  pages) ou sous toutes autres formes pertinentes ; 

  • Une image représentative du projet (photo, plan, schéma, etc.) ;

  • Un courriel de support au projet, envoyé directement à prix@enclume.ca, provenant d’un professeur, d’un professionnel de l’aménagement ou de toutes autres personnes pertinentes au projet ;

  • Une attestation d’inscription dans un programme universitaire ; 

  • Tout autre document vous apparaissant pertinent (ex.: votre travail complet, si le coeur vous en dit). 

    Vous avez jusqu’au 17 mai 2024  pour nous transmettre votre candidature à l’adresse courriel prix@enclume.ca.

La ou les personnes gagnantes recevront une bourse d’un montant de 1000$ et seront invitées au bureau de l’Enclume pour y présenter leur projet. De plus, le projet retenu sera diffusé sur le site web de la coopérative et sur nos réseaux sociaux. La gloire!

Nous avons hâte de vous rencontrer !